Méchant nième weekend passé à rénover… Je suis dans le garage en train de tailler des moulures avec mon père. Je scrute les murs, tout est sale… J’appréhende le nettoyage… Ça prend tellement d’énergie les rénovations. Il fait gris dehors, un vrai temps pour la Déprime. Je pense à tous les projets inachevés de mon ancienne vie dans la maison. Où en serait-on si on avait continué ensemble? Son écriture est toujours présente sur les murs alors qu’il faisait le décompte des trappes posées au sous-sol versus des souris capturées… Il me manque. Soudain, un minime rayon de soleil transperce les nuages, éclairant le garage par la porte restée ouverte pour laisser voyager librement la poussière. Je me risque à sortir dehors, la pluie n’étant jamais bien loin. Ce faisceau de lumière me redonne espoir. Je vais probablement rencontrer quelqu’un d’autre et avec un peu de chance je pourrai penser à fonder une famille, moi aussi. Tout ça à cause du soleil! Je crois que je vais aller me reposer. Je suis fatiguée. Reprendre espoir si rapidement me donne la nausée. Je ne m’en fais pas trop avec cet élan de positivisme, ça doit être passager. Je ne prendrai pas de chance et je vais avaler deux aspirines et me coucher. On ne sait jamais, ça pourrait être permanent…
lundi 30 juin 2008
Madame Déprime
jeudi 26 juin 2008
Un pas dans la bonne direction
Nous étions toute une gang à nous réunir dernièrement pour des retrouvailles. Une belle gang ayant rendu un projet à terme. L’atmosphère oscillait entre la festivité et la nostalgie, nos chemins allaient se séparer. C’est toujours un peu comme ça quand on est sur le point de se quitter, on se dit au revoir, on se promet qu’on va se re-réunir bientôt. Parfois sincère, parfois – et malheureusement souvent - non. On s’échange des «À bientôt» alors qu’on pense «Ost%&$ que j’avais hâte que tu disparaisses dans’ brume»… Pour les plus courageux, c’est le moment idéal pour se dire de grandes vérités, du genre «Wow, tu vas vraiment aller loin toi, continue» ou «Tu m’as vraiment inspirée, tu as été un véritable modèle pour moi».
J’étais en train de penser à tout ça quand un des membres du groupe s’avança timidement vers moi pour me dire aurevoir. Il se pencha discrètement pour me dire «SerialBitcheuse, il faut VRAIMENT que je te dise quelque chose…». C’est drôle, plusieurs personnes ont cessé de parler ne même temps. Ils devaient penser justement à la même chose que moi. Je ne sais pas pourquoi, mais je deviens toujours très nerveuse dans ces moments-là. J’ai peur qu’il profite du moment pour par exemple, me dire qu’il est en amour, qu’il a laissé son emploi, sa femme, qu’il a vendu sa maison, qu’il ne dort plus, ne mange plus et qu’il veut m’emmener loin de la ville afin de se marier et avoir des enfants.
Mais non, surprise totale, il me laisse tomber un simple «J’aime VRAIMENT tes cheveux…», à peine audible. J’ai eu droit à quelques yeux ronds et curieux venant de quelques personnes entassées au fond du local. Ha! Ha! Les potineux mourraient d’envie de savoir ce qu’il m’avait dit. Qu’ils languissent! Ce sera ma revanche! (Vis-a-vis moi-même) Pour ceux qui me connaissent, c’est tout un exploit!
mercredi 25 juin 2008
Impossible d’engraisser…
mardi 24 juin 2008
Une date demain?
Non, j’ai dû rebrousser chemin et retourner sur la «Scène des Bravos» . Je peux au moins dire que personne de la pièce ne s’en est vraiment aperçu puisqu’ils étaient tous trop occupés à recevoir de l'amour, des compliments et de l’admiration.
Alors que je m’apprêtais à retourner – bredouille – dans ma loge pour me changer (et pleurer un coup), un charmant jeune homme – accompagné d’un autre très charmant jeune homme – a tenu à me féliciter personnellement. Était-il sincère? Était-il venu féliciter quelqu’un derrière moi alors que je me suis retrouvée subitement sur son chemin? Connaissait-il quelqu’un de la pièce? Et si oui, pourquoi ne m’avait-on pas avertie qu’un si beau phénomène se pointerait? Quoi qu’il en soit, j’ai accepté ses compliments et j’ai aussi pu découvrir qu’il ne connaissait que
mardi 17 juin 2008
Bêêêêêêêêêêêêh!
vendredi 13 juin 2008
He’s just not that into you…

Je crois que j’ai oublié de lire un chapitre. À vrai dire, je crois que j’ai tout simplement dévoilé mes plans alors que le concept, c’est de : 1) les intégrer 2) les cacher. Je crois qu’il y a quelque chose que je n’ai pas encore pigé avec les hommes.
Je m’explique.
Alors encore une fois la semaine dernière, je me suis retrouvée dans une sorte de « party » improvisé (les meilleurs) où quelques uns des mâles présents étaient « libres » et « cutes » et… «hétéros» (à ne pas négliger). À prime abord, il est plutôt rare que ces trois éléments soient présents dans une même soirée. J’en ai rapidement spotté deux à qui je me suis fait une joie de parler et comble du bonheur, les deux personnes assises à côté de moi sont parties et j’ai pu leur offrir gentiment leur place sur la terrasse. Assez winner jusque là.
Célibataire, il est toujours bien de réussir à plugger qu’on est « libre » à un moment ou à un autre afin de susciter l’intérêt des hommes. Le plus vite est le mieux selon moi. C’est comment j’en suis venue à parler de mon livre. J’ai donc raconté à ces hommes que j’avais maintenant tout pigé: si tu veux vraiment trouver quelqu’un, la seule chose à faire pour une femme, c’est d’attendre. L’homme, s’il est VRAIMENT intéressé, va s’occuper de faire tout le reste. J’étais toute contente de parler de cette révélation!
En jasant – et analysant leur sex appeal, leurs vêtements, puis leurs propos- j’ai pu éliminer le plus cute des deux après avoir entendu les mots « blonde – enfant » sortir de sa bouche. Je me suis alors concentrée sur le numéro deux. Bon, ça va bien, on parle, on rit, on déconne et je sens que numéro deux se colle de plus en plus sur moi et je ne déteste pas la sensation. J’arrive à m’isoler avec lui à l’intérieur du bar sous prétexte que les variétés de bière étaient meilleures à l’intérieur (c’est vrai, ils ne servaient que de la Carlsburg sur la terrasse, mais ça c’est une autre histoire). Quelle ne fut pas ma joie lorsque nous sommes ressortis sur la terrasse et que nous nous sommes aperçus que tout le monde était sur le point de quitter. Dans ma tête, ma date avait des chances de se poursuivre en duo.
On a donc changé de bar (juste les deux – yiéééé) et comme je le croyais, notre date s’est amplifiée. On a plus passé de temps à s’embrasser qu’à parler et ça commençait même à me gêner, vu notre place au bar. Ses mains se baladaient sous ma jupe, la totale quoi! Quand j’ai proposé d’aller à un autre endroit, il a tout de suite dit « chez toi ». Et bon, l’idée me plaisait puisque mes coloc étaient absents pour la nuit et qu’il allait sûrement conduire mon auto, comme ça je ne pèterais pas de balloune, ne me ferais pas suspendre de permis et n’aurais pas besoin de venir chercher mon auto en ville demain.
Rendus chez moi – on devine la suite – et après, on essaie de dormir. Il fait clair, il fait chaud, c’est plutôt difficile. En plus, je ne peux pas supporter de me faire coller quand j’essaie de m’endormir… J’ai donc proposé d’aller le reconduire chez lui. Geste socialement acceptable que provenant de la part d’une femme (mettre un homme dehors après avoir eu ce qu’elle voulait…) En sortant de la voiture, il m’a demandé comment on fait pour se rejoindre, j’ai dit : « tu es sur facebook? ». Il a dit « oui » et m’a demandé l’amie de qui j’étais et j’ai répondu « du chum de la fille qui te connaissait ce soir ». C’est tout. Et comme j’ai appris dans mon livre, la fille ne doit pas faire plus de pas. Si il veut me revoir, il va faire les efforts pour me retrouver, sinon, he’s just not that into me… Aucune nouvelle depuis. Pourtant, j’aurais aimé… Est-ce qu’une conquête se limite à la première rançon?
Mission de la fin de semaine : Aller fouiller dans le livre pour voir s’ils conseillent de ne pas tomber faire la gaffe de la couchette le premier soir. La réponse sous peu…