jeudi 31 juillet 2008

Le phénomène

Il est très spécial finalement le ChumDeMaMère… En tous cas il est « unique », ça c’est vrai. Il fait des choses bizarres parfois. Il est bien gentil, mais c’est juste comme s’il ne pensait pas avant d’agir, un peu comme un animal. Il n’est guidé que par son instinct. Je vais vous donner un exemple banal : comme il n’y a pas de toilettes au rez-de-chaussée chez ma mère, il ne se casse pas la tête et il va faire pipi dehors (en se sortant le zizi entre deux barreaux de galerie). Sa raison : il trouve ça trop compliqué de se rendre soit au sous-sol ou à l’étage pour utiliser les toilettes. J’étais vraiment étonnée quand je me suis fait expliquer que c’était SON rond de pipi qui ornait l’entrée de ma mère dans la neige l’hiver dernier. On aurait juré que c’était l’œuvre d’un chien ou d’un enfant! Surtout pas d’un homme de cinquante ans! Je me souviens avoir demandé à ma mère : « Hein, y’a un chien qui vient pisser dans ton entrée? ». Et elle de me répondre timidement : « Non non, … , c’est MonNouveauChum… »

Quand il est venu avec ma mère me visiter dans LaGrandeVille, je l’ai bien averti de ne pas faire la même chose sur ma galerie d’entrée… Heureusement, j’ai une toilette au rez-de-chausée, en plein dans le chemin entre le salon et la porte de sortie, donc aucune excuse possible. J’ai dû lui expliquer que ça ne se faisait pas dans LesGrandesVilles, que même si on ne parle pas à nos voisins, nous avons des réputations à tenir, question de toujours se faire respecter…

Et ça ce n’est que pour donner un exemple de cet étrange phénomène…

Une fille futée

Enfin! Ma mère s’est trouvé un chum. Ça a été long… et surtout très désagréable de la côtoyer durant sa période de célibat... Elle n’arrêtait pas de nous siller les oreilles avec des … « Mon prochain chum sera comme ci… » « Plus jamais je n’accepterai cela… » « Il faudrait que je sorte en ville pour rencontrer du monde » « Il faudrait que je me fasse des nouveaux amis, tout d’un coup qu’ils pourraient me présenter quelqu’un… ». Ah, on n’avait pas le moyen d’avoir la paix, c’est tout ce qui la préoccupait!

Un jour, alors que je passais quelques jours avec elle, je lui ai proposé un jeu. Ça a déjà été tout un exploit que d’obtenir son attention, elle avait toujours le nez fourré dans ses livres de psycho-pop achetés à la pharmacie (section mieux-être) afin comprendre les différentes approches de séduction. Le principe du jeu était plutôt simple, c’était un genre de bonhomme pendu, je donnais quelques lettres du nom d’un objet, puis elle devait s’amuser à le chercher dans la maison. À l’intérieur de celui-ci se trouvait le nom d’un endroit où elle devait se rendre. Alors pour faire une histoire courte, ma mère a trouvé l’objet après deux bonnes heures (une carte d’invitation à un rendez-vous galant) où il y était inscrit le nom de l’endroit où elle devait se rendre sur-le-champ (un bar sur la rue S*-D*m*n*q*e) SEULE. Je m’y étais précédemment rendue et avais averti la serveuse qu’une femme désespérée y entrerait au cours de la journée et (moyennant un bon pourboire), elle devait prétendre qu’un homme voulait la rencontrer et pour ce faire, elle attraperait tous les énergumens de sexe masculin (circoncis ou non) qui s’y présenteraient seuls durant la soirée et les présenteraient mutuellement. Pour faciliter toute forme de conversation, sa boisson serait également payée pour toute la durée de l’expérience.

Et bien croyez-le ou non, c’est comment elle a rencontré son nouveau chum. Quoi que leur rencontre sorte totalement de l’ordinaire et de la banalité, croyez-moi, ils sont très en Amour! Merci Fille!

vendredi 25 juillet 2008

Rira bien qui rira le dernier

J'ai beau me penser bonne autant comme autant, je ne suis pas plus futtée qu'un autre, comme on dit. En ce moment, je suis en train de vivre un des moments les plus humiliants de ma vie. Je l'écris ici pour l'immortaliser mais aussi pour passer le temps... Il fait un temps tout à fait extraordinaire dehors, on dirait que l'été vient juste d'arriver (il était temps, rendu fin juillet). J'étais sur le point de passer une agréable soirée: rendez-vous pour soins esthétiques, puis sortie dans un club avec ma jupe juste assez courte pour révéler mes belles jambes épilées et sexy (ok, j'en mets un peu...). Seulement, je suis présentement prisonnière à l'intérieur de la cafétéria de mon entreprise... Voilà, j'étais la dernière dans la place (comme d'habitude) et je suis descendue à la café pour ramasser un pitoyable repas dans la distributrice. Mais... j'avais oublié de traîner ma puce-accès avec moi alors je ne peux ni retourner à mon bureau (barré et ouvrable seulement avec ma puce) ni quitter les lieux (mes clés de voiture, de maison et de journal intime étant à mon bureau).

Et là, j'attends des secours car la compagnie d'alarme tente de rejoindre les responsables (qui sont tous en vacances et irrejoignables).

Il se peut même que je doive passer le weekend entier ici... Je n'aurais jamais imaginé terminer mes jours ici, comme ça, humiliée, désabusée, diminuée.

Si jamais vous lisez ce message: S.O.S.!!! Ne tardez pas et appelez JE, le 911, n'importe quoi, pourvu que je sorte... À moins que ça fasse votre affaire que je sois prisonnière? Quoi? Je le SAvVvVvAIS! Vous voulez que je me ferme la trappe, c'est ça?

jeudi 24 juillet 2008

Des insultes à longue portée

Dans un contexte de travail multiculturel, c’est toujours un peu difficile de trouver l’expression juste pour insulter son collègue… Pour un québécois par exemple, se faire traiter de «Fils de pute» n’a certainement pas la même portée que de se faire traiter de «Maudit innocent». Ce n’est pas que l’on veuille vraiment s’insulter, mais disons qu’on se taquine… (c’est permis dans une équipe majoritairement composée d’hommes.)

En période de haute tension, voici maintenant ce qui circule à travers les cubicules :


[Insulteur1] Ton bout de code ne compile pas, espèce de Fils de chameau...!
- In your face le maghrebein-


[Insulteur2] Tu peux bien parler toi, t’as pas vu les noms que tu donnes à tes variables…Fils de chevreuil…!
- Drette dans les dents le québécois -

mercredi 23 juillet 2008

Les Gningnégnieurs

C’est drôle (...des fois...) travailler avec des ingénieurs! Ils ont toujours le don de nous surprendre avec leur bricolosités… Aujourd’hui je suis sortie pour dîner et j’ai vu tous les gars de mon équipe attroupés autour de l’automobile de l’un d’entre eux… Ah, les hommes et les chars! Comme je suis très senteuse de nature, je suis approchée aussi pour voir LE phénomène. Plus j’approchais de l’automobile, plus je me demandais royalement ce qu’ils foutaient tous là, en extase, devant cette vieille réggine prête pour la cour à scrappe! Vraiment, l’engin était tout rouillé et bien que ce fut une Golf de Volskwagon, il aurait fallu me payer bien cher pour que je parte faire une ballade avec le conducteur sur Crescent un dimanche après-midi (...et là j'assume - probablement à tort - que l'on fusse autorisés à emprunter cette rue...)

[Moi] Sérieusement les gars, qu’est-ce que vous faites là devant cette patante roulante?

[GningnégnieurDeService] … (F*ck you) (Ai-je pu deviner sur ses lèvres…)

[GningnégnieurImpressionné] C’est son automobile, elle roule à l’huile de patates frites! Ça ne lui coûte presque rien d’essence pour venir travailler à lui!

Je l’ai regardé, sans voix, je me suis même demandé si c’était moi qui était épaisse ou lui qui était weirdo…

[Moi] Euh, est-ce que ça pollue beaucoup…? (Au risque de passer pour la pire des innocentes.)

[GningnégnieurDeService] Ça pollue bien moins que du Diesel ce truc-là!

[Moi] (Euh... est-ce que ça pollue beaucoup le Diesel?? ) (N'ai-je même pas osé demander...)

Sur ce, j’ai quitté les lieux de la découverte, en me trouvant bien chanceuse après tout de ne pas être Gningnégnieure, ça doit être vraiment trop fatiguant de vouloir toujours trouver des solutions innovatrices aux problèmes quotidiens...

vendredi 18 juillet 2008

Toutes choses n’étant pas égales par ailleurs

Rien de mieux qu’une bonne retrouvaille Facebook pour te rendre compte à quel point tes anciens «amis» n’ont plus rien à voir avec toi…

[RetrouvéeFacebook_1]
Je ne comprends pas, ça fait sept ans que je travaille dans ce studio et je suis toujours payée 10$ l’heure…

[RetrouvéeFacebook_2]
Moi aussi c’est pareil! Ça fait quatre ans mais quand même, il me semble que je devrais avoir un meilleur salaire!

Voyant que je ne réagissais aucunement, l’une enchaîna :

[RetrouvéeFacebook_2] Et toi, SerialBitcheuse, c’est quoi ton salaire?

(…) J’ai hésité un peu, mais j’ai répondu à la question, histoire de peut-être arriver à parfaire un tant soit peu leur éducation. Je n’ai pas osé leur dire que je trouvais mon salaire vraiment infime comparativement aux chiffres du marché.


[RetrouvéeFacebook_2]
Hein?! Et ça fait combien de temps que tu bosses pour cette boîte?

[Moi]
Euh, six mois…

[RetrouvéeFacebook_1]
Ah! Ce n’est ben pas juste ça! Juste six mois! Je le savais qu’on se faisait escroquer dans notre studio, mais pas à ce point là!

J’ai levé les yeux et je me suis revue bûcher sur mes devoirs à faire des dérivées et des intégrales, à apprendre par coeur les principes comptables généralement reconnus que je n'ai jamais utilisés finalement, à me bourrer le crâne de lois stupides, à monter présentations, à réaliser des bilans financiers, à calculer des amortissements d’actifs, à calculer des prix de revient, à développer des plans d’affaires, à lire du Beaudelaire, du Camus, à comparer des oeuvres littéraires, à programmer des systèmes informatiques, à me présenter à des examens les samedis, à me nourrir aux dîner congelés, au hamburger helper, à magasiner dans les sous-sol d’église, à faire du covoiturage, à avoir quatre colocs, deux colocs, une coloc, à habiter seule. À déménager tous les quatre mois en fin de compte! J’ai aussi repensé à ma période noire où je me nourrissais aux somnifères, où je carburais aux cafés et aux speeds,
puis à celle où je m’évachais sur la chaise du psychologue, de l’orienteur, du médecin de famille, de la voyante, du vétérinaire... À ne pas savoir quelle carrière entreprendre! Y’avais juste trop de possibilités! Pendant ce temps, mes relevés bancaires me rappelaient agressivement de me fixer! Vingt mille dollars à me chercher un but! À décider comment j’allais passer mes journées pour les trente-cinq prochaines années... Je peux au moins être fière du dénouement de l’histoire car je me suis branchée et j’ai enfin terminé quelque chose! J’ai même décidé d’obtenir un diplôme dans une carrière qualifiée de «Carrière d'Avenir» pour être bien certaine de rapidement pouvoir rembourser mes dettes et où je risquais d’être capable de me payer des voyages une fois de temps en temps. Mais j’ai bien failli y laisser ma peau!


Alors NON ! Ce n’est pas vrai que notre travail vaut la même chose! Loin de moi l’idée de paraître snob, ça n’a rien à voir. Écoutez, si vous voulez qu’on parle de vos cas isolément, on le fera une autre fois, mais ayez au moins un peu de considération pour les efforts de ceux qui ont bûché, svp!

jeudi 17 juillet 2008

Adieu gynéco!

J’ai pris une décision. C’est terminé. Quand je suis montée sur la balance MÉDICALE du gym en début de semaine, j’ai su que c’était le début de la fin. Elle avait l’air hésitante à me montrer le chiffre… les balances électroniques nous font toujours languir. Au début le chiffre est très bas, puis plus haut, puis oscille un peu et ensuite ne bouge plus. C’est celui là qui compte. Je ne pouvais pas croire qu’elle me fasse ce coup! Mes limites acceptables ont été dépassées. Au fond, je n'ai jamais réellement voulu de ce truc dans mon utérus! C'était un accident! Je vais aller voir cet abruti de gynéco puis le vais lui apporter la balance MÉDICALE ÉLECTRONIQUE du gym pis je vais lui dire de m’avorter AU PLUS VITE DE CE FOUTTTTTTU STÉRILET! Et comme si ce n'était pas suffisant pour lui, je vais aussi lui remettre son 4%!

Dégâts: 8 livres de graisse en 2 mois tout en m'entraînant 2x plus que d'habitude! Et 400$ aux poubelles... À moins que quelqu'un désire me l'acheter? Il est encore bon pour 4 ans et demi!

mercredi 16 juillet 2008

Danser épicé

Vas-y, t’es capable… ce n’est pas si pire que ça entrer dans un bar toute seule après tout… J’ai déjà été plus brave! Quand j’habitais en «région», je sortais toute seule. Je n’avais pas deux pas de faits dans le bar que je connaissais déjà une bonne dizaine de personnes. À Montréal c’est fort différent! Les gens défilent sans cesse devant nos yeux sans qu’on ait le temps de noter la couleur de leurs chandails. Y’a du monde partout, tout le temps.

L’air rabattu quoique ressaisi, j’entre dans le bar. Je me suis bien fait avertir par mes profs de danse que si je voulais être bonne et obtenir un retour sur mon investissement, il fallait que je pratique en dehors des heures de cours. Et que si je voulais pratiquer, il fallait que je me rende dans les soirées swing organisées dans les bars. Et ce n’était pas tout, si je voulais danser, c’est MOI qui devais inviter un homme car dans ces soirées, il y a dix filles pour un gars.

Après avoir parlé à quelques personnes, je me suis vite fait expliquer qu’en fin de compte, même si le bar est à Montréal, c’est exactement comme s’il était en «région» car lors des soirées organisées, ce sont toujours à peu près les même gens (regroupés en «cliques») qui s’y rendent et qu’il faut foncer et inviter les hommes à danser. Tu viens que tu connais les gens et tu sais qui tu «peux» inviter et qui tu «veux» inviter. Les gens déconseillés, ils ne vont pas vraiment te les pointer du doigt, c’est plus un truc que tu apprends dans un contexte essai/erreur. C’est sûr qu’un gars peut aussi t’inviter même s’il ne te connaît pas. C’est extrêmement rare qu’un québécois typique agisse de la sorte, alors ce sont plutôt d’autres gars qui le font.

Comme j’ai pu l’expérimenter, y’a de ces gens qui spottent immédiatement les filles (hors «cliques») seules et je vous préviens, il vaut mieux les éviter du regard. C’est le cas de MonsieuIndienÉpicé. Je suis certaine qu’il est très gentil et très ponctuel, mais l’expérience olfactive a de quoi vous expulser du bar, ou même de la ville (et probablement retourner en «région»). C’est simple, c’est un peu comme si ce mec avait traîné trop longtemps sur la route des épices avant d’être enfermé dans une cave (ou tout autre contenant hermétique) pendant 30 ans. Imaginez juste son odeur en sortant… En plus, MonsieuIndienÉpicé se donne, donc il sue abondamment. Je ne pouvais même pas savoir si son chandail était bleu pâle ou bleu marin. En observant de plus près, j’ai vu qu’il était mouillé à la grandeur (donc bleu marine) et que seul un petit spot bleu pâle (sec) d’un centimètre carré bleu était visible au niveau de l’omoplate gauche. Les gouttes de sueur éclaboussaient sur au moins un mètre carré. Quand j’ai senti la première de ses gouttes me tomber dessus, ça s’est mis à pétiller, puis à brûler, comme de l’acide. J’ai donc feint une crise d’asthme et me suis dirigée en courant vers les toilettes pour me laver, puis m'évader par la fenêtre entre-ouverte. J'ai couru jusqu'à mon auto, puis roulé à toute vitesse jusque chez moi.

Maintenant je sais pourquoi il y a des «cliques».

lundi 14 juillet 2008

On ne badine pas avec une SerialBitcheuse

Me voilà, pour une quinze millième fois ressortir du R*no-D*pot avec encore plus d’instruments pour m’aider à transformer ma Belle-Maison-En-Devenir (et un brin plus endettée). Immensément heureuse de quitter ce fouttu zoo multi-eth**que, j’entre dans ma voiture. Je regarde dans les rétroviseurs, heureuse de constater qu’aucun singe poilu n’obstruait MON chemin. Comme je recule mon automobile, je vois l’automobile derrière moi reculer également la sienne. Ce fouttu chimpanzé sauvage ferait mieux de stopper sur-le-champ sa reculade, j’ai commencé avant lui! Je pars en premier! Ça marche de même icitte. Toujours polie, je klaxonne. Non mais je rêve, il continue de me reculer dessus, je klaxxxxxxxxxxxxxxxxonne trop looooooooooooooonntemps. (J’aurais dû avancer….) Le cri*s de babouin septuagénaire, il ne regarde même pas en arrière quand il recule et j’ai perdu tellllllllllllllllllllement de temps à klaxonner…. Je le réalise à peine…….BANG!! MON CHAR NEUF!

Dans un délire intense, je descends de mon auto.

Il se dirige vers mon visage meurtrier SOURIRE AUX LÈVRES et dit :

[LeGorilleSouriant] Elle est bonne celle-là, on a reculé en même temps!

Non mais je rêve mon maud*t primate, ferme ta putain de g*ule parce que tes dents vont se retrouver sur l’asphalte en moins de deux secondes…

jeudi 10 juillet 2008

Le festival des excuses poches

Je voudrais quand même prendre le temps de mentionner que j’ai «fréquenté» un candidat sur une période de quelques semaines, à raison de quelques heures par-ci par là. Ce n’était pas vraiment moi qui imposait des limites, mais plutôt lui. Alors comme il refusait systématiquement toute forme d’engagement, j’ai eu droit à mille et une excuses, toutes aussi poches les unes que les autres.

Voici l’une d’entre elles :

[Moi] « Quelle belle soirée on a passée! On se voit demain? »
[LeDétaché] « Demain je ne peux pas parce que je suis avec mes kids… »
[Moi] « Ahh.. ok…(brin de déception…) »

Mais fu*k, ce n’est pas une défaite ça! À ce que je sache, je ne suis pas pédophile… En tous cas pas encore… Y’a pas à avoir peur que je les approche… À 30 ans, tu ne rivalises pas seulement avec les autres filles, mais aussi avec les kids?!

mercredi 9 juillet 2008

Une lutte à finir

Ahhh… tout le monde se demande si je vais énumérer tout plein de candidats! Ne vous en faites pas, je vais me faire un plaisir de vous nourrir au compte-gouttes!

Y’a eu un autre candidat, en effet l’hiver dernier. Brève mise en situation : j’ai mis une annonce sur internet pour louer une chambre dans mon immense-maison-qui-coûte-trop-cher-toute-seule. J’ai rencontré le candidat. Eum… définitivement trop cute pour être simplement un chambreur… Quand je l’ai rappelé, le lendemain de son « entrevue », ce n’était pas pour lui offrir la chambre, mais bien pour l’inviter à sortir.

Bilan : soirée désastreuse.

Désastre 1 : On se rend dans un premier bar méga bondé de monde. Mais bon, la musique est bonne et les gens y sont sympathiques. Résignés à demeurer debout, on profite d’un petit bout de table (déjà prise par deux inconnus) pour déposer notre bière entre deux gorgées tout en leur offrant de beaux sourires - niais. Ces deux étrangers - s'ils étaient le moindrement intelligents - allaient sûrement vite comprendre que ce n’était pas cool pour nous de jaser debout en tenant manteaux, sac à main (pour moi) et pinte de bière. On avait l’air plutôt constipés. Avec un peu de chance, ils seraient les prochains à décamper et on pourrait prendre possession de leur table. On a donc commencé à jaser avec eux et ils nous ont gentiment offert de partager leur table. On s’échangeait des conneries, on riait et on avait du fun avec nos nouveaux amis. Je ne sais pas comment c’est arrivé sur le sujet, mais MonsieurMaDate a demandé à l'un d’eux (sur un ton légèrement désagréable): « Aille, t’es tu un BEU toi? Criss, avoue que t'es un DOUBLE.» Et il insistait vraiment pour obtenir sa réponse… Il était rendu littéralement harcelant et un des deux nouveaux amis s’est vite impatienté. Le mec bouillonnait. J’ai tout juste eu le temps de prendre MonsieurMaDate par le bras et de déguerpir à toute vitesse avant qu’un coup de poing ne l’assaille. Fuck! J’ai presque été mêlée à une bagarre entre inconnus! Rendus dehors, on a nommé vite fait un autre bar pour s’y rendre et (avec un peu de chance) continuer la soirée. Bizz.

Désastre 2 : Nous marchions d’un pas pressé par le froid sur la rue Mont-Royal en direction de notre deuxième bar. Je parlais de conneries et d’autres quand je me rendis compte que j’étais en train de parler avec un pur étranger puisque MonsieurMaDate n’était plus à mes côtés. Je souris rapidement à l'inconnu et me retournai pour chercher du regard MonsieurMaDate. Je crois que j’aurais préféré ne rien voir… MonsieurMaDate était en train de pisser sur la façade d’un restaurant. Sur Mont-Royal au coin de St-Denis. Aucun commentaire.

Désastre 3 : On dansait sur des rythmes de lounge au Salon Daomé. Atmosphère plateau-grano-cool, tout le monde se sourit, tout le monde s’aborde. Pour tout dire, je ne faisais plus vraiment attention à MonsieurPipiPasDeClasse, il était déjà flushé dans ma tête mais tant qu’à danser, et comme tout le monde semblait danser avec tout le monde, je ne pouvais pas vraiment l’ignorer. Soudain, une odeur de cigarette se fit sentir. La cigarette est interdite des bars depuis plus d’un an. Je le vois se diriger vers la fille qui tentait bien que mal de fumer en toute illégalité. Ensuite, tout s’est passé très vite, il s’est dirigé vers la fille et à voir leurs mimiques, ils s’engeulaient! Vite fait, tous les bouncers de la place se sont garochés sur lui. Ils l'ont encerclé, puis expulsé puisqu'il était totalement déchaîné! MonsieurPipiPasDeClasse s'était auto-flushé!!!

vendredi 4 juillet 2008

Le candidat du cours de danse

« …Je veux trouver quelqu’un… je suis toute seule... et pour trouver quelqu’un, il faut que je fasse des activités. »

C’est ce que je me disais lorsque je me suis inscrite à mon cours de danse l’hiver dernier.
Et bien, comme par magie, au fil des semaines, j’ai développé un petit intérêt avec un mec du cours. Ça semblait réciproque et je veux vous parler de notre première date.

On s’est donné rendez-vous à La Tulipe pour danser sur la musique des années 90. Soirée très cool et très arrosée.
3h00 arrive. Le bar ferme. J’ai trop bu. Je ne peux pas conduire. Le bar est près de chez lui. Assez pour y aller à pied. Je n’ai pas eu grand-chose à dire… seulement:

[Moi] « ... Je ne peux juste pas rentrer tout de suite... »

L'invitation n'a pas tardé...

[Candidat1]
« Eh... tu peux venir coucher chez moi si tu veux… »
[Moi] «(très brève réflexion)»
[Moi] « ah woin... eh, ok… »

------------- Chemin faisant -------------

[Candidat1] « Avoir su que tu coucherais chez moi, j’aurais lavé mon lit… »
[Moi]
« Quoi… t’as baisé dedans hier soir? » (à la limite, ça ne me dérangeait pas… il avait bien le droit…)
[Candidat1]
« Non non, ce n’est pas ça, c’est juste que... ça va puer… »
[Moi]
« (intérieur) heurkkkkk… (je rêve... il doit exagérer)...»

…Mais comme j’avais bu, j’avais 3 choix : ou bien je conduis mon auto et je risque de tuer quelqu’un ou moi-même, ou bien je lui dis que je veux dormir sur le divan (j’ai immédiatement éliminé ce choix de peur de le blesser), ou bien je me risquais à dormir dans son lit. Il devait exagérer, quand même…

Nous sommes arrivés à son appart. Il me l'a fait visiter à la va-vite. Puis, on est entrés dans sa chambre. La suite des évènements n’est plus trop claire dans ma tête, il a levé les couvertures, j’ai eu un véritable spasme de dégoût (intérieur), j’ai complètement dégrisé, puis j’ai dû m’évanouir puisque je me suis réveillée le lendemain matin. J’étais à plat ventre par terre, toute habillée, les mains en direction de la porte de sa chambre. J’ai ouvert l’œil qui pointait en sa direction et quand j’ai vu qu’il dormait, je me suis précipitée vers la sortie. J’ai sauté dans mon auto et je ne l’ai plus jamais revu.

Non. Ce mec n’avait pas exagéré…

Flushé.

mercredi 2 juillet 2008

Une nouvelle perspective

Ma dernière entrée de blog a fait jaser pas mal de monde. Écoutez, c’est l’effet qu’a la pluie sur moi, je n’y peux rien. Mon nouveau coloc a tenté de me mettre en tête de déménager en Colombie. Non non, pas Britannique, la Colombie tout court. Je dois avouer que je n’y aurais jamais songé autrement.

Il faut dire qu’il m’a bien présenté son dossier : après m’avoir préparé des hors d’œuvre et offert une coupe de mousseux, il a sorti de son sac un tableau géant portant sur l’étude des températures des vingt derniers étés au Québec. Il m’a bien signifié qu’il ne comparerait que les étés entre elles, puisque ce sont les journées le plus susceptibles d’aider à contrer la déprime saisonnière (ou températuriale). Il faut dire que son affiche était magnifique : en couleur et imprimée sur papier glacé. J’ai pu y voir un graphique des journées (en ordre de fréquence) : nuageuses - représentées par un collant de nuage - , pluvieuses – représentées par un collant de nuage méchant crachant des gouttes de pluies - , orageuses – représentées par un autre méchant nuage pissant un méga-jet de pluie, puis les journées claires et ensoleillées, propices au bonheur - représentées par un soleil souriant.

Fait étonnant, nous ne décomptons en moyenne environ que 33 belles journées (en haut de 18 degrés celcius) par été, dont seulement 10 coïncideraient à des journées du weekend. En plus, la tendance est en décroissance puisque le réchauffement de la planète nous emporte de plus en plus de pluie et d’orages.

En revanche, la Colombie offre l’inverse, c’est-à-dire 33 journées pluvieuses-nuageuses-orageuses contre 332 belles journées ensoleillées. En plus d’être ivre de bonheur, semble-t-il que les gens sont également plus minces (ils fondent au soleil) et que le culte de la beauté pousse les gens à intégrer la chirurgie esthétique à leurs soins annuels. Oui oui, la copine que mon coloc avait là-bas s’est fait faire une liposuction du ventre, puis un réintégration du gras du ventre pour le mettre dans les fesses afin de les rendre plus bombées. Wow! Vraiment génial, ils sont vraiment verts eux! Alors aucunement besoin de te justifier à ta famille et tes amis, tu te fais modifier le corps et tu reçois des compliments par la suite. Et les coûts sont vraiment minimes comparé à ici!