dimanche 30 novembre 2008

Dans sa semaine

Je ne connais pas encore très bien mes nouveaux collègues... J’apprendrai probablement à les connaître au fil des mois… Eux par contre n’ont pas besoin de « mois » pour apprendre à me connaître… Spontanée comme je suis, ça m’est souvent difficile de contrôler le flot de débilités qui me passent par la tête. Je n’ai pas le choix : je dois évacuer au fur et à mesure. Ils ont sûrement eu l’occasion de se dresser vingt, voir trente portraits de moi, puis les ont probablement modifiés, puis mêlés et reconstitués un peu n’importe comment. Bref je n’ose pas imaginer le mélange... Enfin, on n’a malheureusement pas juste une chance de faire une mauvaise impression…

Deuxième semaine. J’étais pour m’asseoir à mon bureau, mais comme j’ai senti une masse dans ma poche, j’ai immédiatement voulu m’en débarrasser. C’est une obsession chez moi, il faut que je vide mes poches avant de m’asseoir. Sinon je me sens juste trop pognée et j’ai l’impression d’avoir des grosses cuisses. Voyant que mon voisin de cubicule me regardait fouiller dans ma poche, j’en ai profité pour le divertir un peu… Je croyais dur comme fer que j’étais en train de brandir mon mignon porte-monnaie vert en cuir en forme de minou. J’ai bien pris mon temps afin de faire durer son plaisir... Je faisais des sourires complètement ridicules en montant le truc en l’air. Je dansais tout en me dandinant pour le redéposer sur mon bureau. J’ai bien pris soin de faire tous mes mouvements en sa direction afin qu’il puisse admirer mon trop coquin porte monnaie. Cependant, le mec ne riait pas du tout, il avait plutôt l’air embarrassé devant ce spectacle trop matinal. Par réflexe, j’ai tout de suite regardé ma fermeture éclair. Rien d’anormal. Sauf qu’en me penchant, j’ai vu ce que je venais de sortir de ma poche... Ce n’était pas du tout un porte monnaie… c’était une… serviette… sanitaire… Je n’en revenais pas, je venais de lui faire une danse ridicule avec une patch dans les mains…

Immmmmmensément gênée par la situation, je me suis mise à rire nerveusement jusqu’à en perdre un peu le contrôle... C’était juste trop d’énergie, trop vite. J’étais pliée en deux, les mains cachant mon visage, à me dandiner entre les rangées de cubicules.

Comme j’ai beaucoup de difficulté à garder ce genre de niaiseries pour moi, je me suis empressée de la raconter à tous mes autres collègues. Comme si ce n’était pas suffisant, j’ai ensuite raconté à tout le monde que je l’avais raconté à tous mes collègues. Et enfin je l'écris ici, afin d'informer tous ceux qui ne savaient pas déjà...

vendredi 28 novembre 2008

C'est cool...

Je me souviens d’un party de Noel à mon ancienne job où la petite nouvelle nous tappait royalement sur les nerfs. Non mais la fille était juste partout, tout le temps… Jalousie de ma part? Envie? Je ne saurais pas vraiment vous dire… En tous cas une chose est certaine, je n’aurais jamais voulu échanger ma vie contre de la sienne à ce moment là, ce qui semble annuler l'idée de jalousie. En fait, c’était plus profond que ça. Comme je travaillais déjà pour cette entreprise depuis quelques années, il me semblait avoir fait le tour du(des) jardin(s). Je n’avais plus nécessairement envie de faire le bout en train, ni de me retrouver sur toutes les photos de l’intranet le lundi suivant. J’étais en quelque sorte rendue à ma phase LowProfile. N’était-ce pas là une preuve de maturité? J’avais déjà eu mon heure de gloire après tout! Je n’éprouvais donc aucun problème à laisser la place à quelqu’un d’autre. Tout le monde est libre du déroulement de sa propre soirée, non?

Cette année, j’ai changé d’emploi juste avant la période des fêtes. Travailler pour une plus grande entreprise entraîne souvent une multiplication du nombre des partys : il y a celui de la petite équipe (les indiens), celui de l’équipe complète (indiens + chefs), celui du département (la tribu) et celui de l’entreprise entière (le free for all).

Devinez qui fera la manchette de l'intranet cette année?

lundi 10 novembre 2008

Une vision plus-que-globale

Moi quand je fais des gros achats qui concernent ma voiture, j’essaie le plus possible de les faire en région. Il y a plusieurs raisons à ça.

La première : j’aime que mon père y mette son grain de sel. Comme ça, on est deux à régler le problème et je peux ainsi rendre une deuxième personne imputable en cas d'éventuels pépins. C’est pratique quand tu aimes mettre le blâme sur les autres. Et puis je contribue aussi à renforcer son estime personnelle. Il se sent important et compétent. Il ne faut pas le négliger, lui qui n’a plus personne à charge (sauf ses trois chats, son chien et les souris qui se promènent entre les murs de sa maison).

La deuxième : je raccourcis le temps passé dans les files d’attente. C’est un fait : en région il y a moins de têtes de pipes par kilomètres carrés. Donc tu es servi plus rapidement. Et quand tu es bien chanceux, ils se souviennent de toi quand tu reviens et tu as droit à des questions comme « Toujours dans la Grande Ville? ». Et là tu espères qu’il y ait des gens autour pour entendre ta réponse et si tu es bien chanceux, ils te posent d'autres questions. Une chose est certaine, tu n'es pas un numéro.

La troisième : J’ai récemment appris que ma CitéDeLÉnergie était devenue LaCapitaleMontanteDesBS. Il semblerait y avoir une migration de gens en provenance de toutes les autres régions, et même de la Grande Métropole! La raison est bien simple : les loyers sont tellement abordables que ça attire les BS de toute la province! Et oui, ces gens augmentent considérablement leur niveau de vie en déménageant là! Normalement, on pense qu’une population qui augmente à un rythme aussi phénoménal aurait un impact positif sur l’économie régionale… mais non… C’est plutôt l’inverse! J’ai entendu parler d’un phénomène assez spécial se produisant au WallMardeDeLÉnergie : les vols de souliers ont grimpé en flèche! Et oui, les BS arrivent avec leur vieux souliers, les mettent dans les boîtes neuves en repartent avec de nouveaux souliers! Qui y aurait pensé!

En tous cas, j’ai pensé faire ma contribution ce weekend en dépensant légalement un gros 500$ dans cette économie violée…

dimanche 9 novembre 2008

Quand le vent tourne

Je ne sais pas si c’est l’AraboTaximan qui m’a poussée à agir de la sorte, mais le lendemain de mon désastreux 5@7, j’ai pris rendez-vous chez ma coiffeuse. Ça m’est venu comme ça, d’un coup. Je voulais devenir brune. Couvrez-moi tout ça en plus foncé s’il vous plaît Madame.

L’effet a été immédiat. Aux lumières rouges, les gens me demandaient des directions routières. Comme si soudainement, je devenais plus crédible. Les blondes des gars que je croisais me faisaient des sourires. Je n’étais vraisemblablement plus une menace pour elles.

Je dois dire que ça me plaît d’être respectée et prise au sérieux de la sorte.